Janvier 2009 : sur les traces du loup...

Petite escape en Espagne pendant les vacances de fin d'année…pour tenter d'aller voir le mythique loup!

Dès les 1ers jours, la chance était au rendez-vous. En effet, nous avons vu à plusieurs reprises un individu solitaire, et puis à deux reprise une meute (dont une fois 7 individus trottinants sur une piste). Malgrès la distance d'observation importante (observations faites à la longue-vue), nous avons quand même ramené quelques photos, pour le souvenir.

L'émotion était grande et je garde, pour longtemps dans ma tête, quelques images fascinantes.

Les indices de présence sont également nombreux dans cette région, surtout sur les pistes en terre. Une piste m'a particulièrement plu, car nous avons pu y observer sur quelques centaines de mètres, les traces de 7 espèces différentes d'animaux!

Trace de Loup
Trace de Loup
Loups
Loups
Le renard et le loup
Le renard et le loup
Le cerf et le chevreuil
Le cerf et le chevreuil
le lapin
le lapin
La perdrix rouge
La perdrix rouge

Et plus loin, à coté de la piste, le sanglier.

Toujours dans cett région, nous avons également pu observer facilement la loutre.

Loutre
Loutre
Loutre
Loutre

A seulement 1 heure de voiture de la Sierra, il est possible d'admirer des rassemblements impressionnants d'Oies cendrées et des Grandes outardes. Le site est constitué de plusieurs plans d'eau, où l'on y observe également des limicoles et de nombreuses espèces de canards. A une autre heure de route, on peut également se rendre vers des gorges (du Duero) magnifiques avec la possibilité de voir facilement des Vautours fauves, si la chance nous sourit, différents rapaces, dont des Aigles royaux (vu 3 en même temps, dont 1 juv.), l'Aigle de Bonelli (pas vu..snif…..), des Faucons, etc.

La Sierra de la Culebra se trouve au nord de Madrid, dans une région malheureusement désertée par beaucoup de ses habitants qui ont préférés aller tenter leur chance dans les grandes villes. Ceci dit, le potentiel touristique semble assez grand, et gageons que lorsque les Espagnols se seront rendu compte de la richesse qu'ils ont par là-bas, nombreux y retourneront pour développer le tourisme naturaliste et culturel (les villages et les murs en pierres sont sublimes).

Grande outarde
Grande outarde

Mai 2009 : balade au pays des étangs...

La Brenne se trouve dans le Département de l'Indre, c'est un petit Paradis pour qui aime les étangs et leurs étonnantes faune et flore. Historiquement, les étangs ont d'abord été creusés par les moines de l'époque (XIIème siècle) pour favoriser la pisciculture. Jusqu'à ce jour, d'autres étangs ont été aménagés, et il semble qu'aujourd'hui la Brenne ne soit pas loin d'en accueillir 2500!

 

 La plupart sont malheureusement inaccessibles car "propriétés privées", mais plusieurs sont bien aménagés pour l'observation des oiseaux (notamment grâce à la création du parc naturel régional de la Brenne), tandis que d'autres, non aménagés, sont toutefois visibles avec la longue-vue depuis certaines routes ou chemins.

 

J'ai visité cette région quelques jours, fin avril. Pour l'ornithologie, la meilleure période pour visiter la Brenne se situe évidemment en mai-juin, mais en avril, il y avait déjà une belle activité sur les étangs, et de nombreuses espèces étaient déjà revenues de leurs quartiers d'hiver.

 

Voici un tout petit apperçu photographique des quelques jours que j'ai passé là-bas. 

Ambiance du soir sur un étang...
Ambiance du soir sur un étang...
Accouplement de Grèbes à cou noir
Accouplement de Grèbes à cou noir
Grèbes à cou noir en plumage nuptial
Grèbes à cou noir en plumage nuptial
Vol de Mouettes rieuses
Vol de Mouettes rieuses

 

Nous avons notamment aussi observé les espèces suivantes : Echasse blanche, Mouettes mélanocéphales, Vanneaux huppés, Balbuzards pêcheurs, Cerfs, chevreuils, Cistude, Ragondin, rat musqué, ...

 

Pour plus d'infos sur cette région, je vous conseille un de mes livres préférés : "Terre de Brenne", de Hellio et Van Ingen (On ne les décrits plus ;-)) 

 

 

Juin 2009 : le petit caillou des Alpes...

Le petit caillou des Alpes regardant l'horizon rosissant....
Le petit caillou des Alpes regardant l'horizon rosissant....

 

 Après le "lago chou blanc" de la fin de l’année dernière (cf. post ci-dessous du mois de novembre), je suis retournée avec quelques amis photographes dans les Alpes à la recherche du Lagopède.  

Comme son nom français l’indique,  Lagopus muta se rencontre dans les Alpes, où des rochers et des arbrisseaux nains lui permettent de se protéger des prédateurs, et où il peut trouver sa nourriture de prédilection : bourgeons et baies de saules herbacés, genevriers nains, camarines, araignées, insectes, etc.

 

L’individu sur la photo (il a une telle confiance dans son plumage-camouflage qu’il se laisse approcher assez facilement pour le photographier, ..mais sans excès bien sûr !!!) est un mâle, reconnaissable à ses lores noirs, ses caroncules rouges et son plumage plus panaché de blanc.

 

Son plumage estival apparait autour du moi d’avril et son plumage blanc revient vers septembre-octobre, avec les 1ères neiges. Après la parade du mois de mai-juin, les œufs sont pondus vers la mi-juin.

 

Lagopède alpin
Lagopède alpin

Le lendemain matin, levés avant l’aube, nous avons pu entendre et observer depuis le chemin  plusieurs Tétras lyre au sol ou sur les arbres, en parade, ainsi qu’une femelle. En fin de balade, les habituels bouquetins nous attendaient…Le ciel s’est alors chargé de nuages, annonçants l’appel de l’apéro, bien mérité après plusieurs heures de marche ;-)  

Chocard à bec jaune, commun dans les Alpes
Chocard à bec jaune, commun dans les Alpes
Ciel de montagne se chargant en nuage...
Ciel de montagne se chargant en nuage...

Aout 2009 : dormir comme un Loir...

 Ce week-end, petite visite chez une connaissance qui a la chance d'avoir des Loirs nichant dans son ancienne maison. Ces derniers sortent "des murs" en fin de journée, pour chercher à manger (fruits, noix, bourgeons, écorces, insectes et champignons). Quelques fruits disposés ça et là dans la maison à leur intention nous permettent de les admirer d'assez près. Toutefois, ces derniers restent toujours en hauteur : à terre, ils se sentent trop vulnérables.

Ces petites boules de poils aux yeux noirs hibernent d'octobre à avril dans des terriers (ahhhhh....dormir comme un Loir...!). 

Ils s'installent fréquemment dans les maisons. Aussi, lors de rénovations, il s'agit de faire bien attention afin de ne pas blesser, ou pire, emmurer des loirs qui auraient fait leurs nids dans des murs.

En ce qui concerne le loir photographié ici, pas de soucis! Marc à tout prévu pour leur protection!  Il a même modifié la disposition de certaines poutres afin de garantir aux loirs un repos hivernal tranquille!

Puisse de nombreux propriétaires d'anciennes maisons faire de même, pour garantir à ce si joli dormeur un avenir paisible!

 

Loir gris (Glis glis)
Loir gris (Glis glis)

Septembre 2009 : Les retrouvailles du Pluvier guignard...

Mythique oiseau que le Pluvier guignard! Cette espèce, nicheuse de la toundra, est très difficile à observer, tant son plumage se confond avec le milieu.

Toutefois, sa détermination est sans équivoque : son ventre rouille et son sourcil blanc le rendent unique.

Durant mon voyage au Varanger, j'ai eu la chance de pouvoir observer quelques guignards. Ces oiseaux ont peu l'occasion de rencontrer des humains, par conséquent, il est assez fréquent de trouver des individus très peu farouches, et alors l'observation devient magique, car l'on peut être assez proche de l'individu, sans l'inquièter le moindre.

 

1 ou 2 jours après leur naissance, les poussins quittent déjà le nid (nidifuge) et vadrouillent avec leur parent (souvent le mâle) à la recherche de nourriture. Puis, en août, les adultes repartent déjà en migration vers le sud, suivis des jeunes. Dès ce moment, et jusqu'à fin septembre environ, il est alors possible d'en croiser sur les crêtes du Jura ou dans les plaines agrioles. Certains sont parfois même encore un peu en plumage nuptial. Cette année, après les avoir tant observés dans le Varanger, je ne voulais pas les manquer lors de leur passage en Suisse. Par chance, 4 individus ont fait une halte fin août dans les plaines agricoles fribourgeoises. Quel bonheur de les revoir, et une envie de croire que nos regards s'étaient déjà croisés dans le Varanger... 

 

Bon vol à vous mes Guignards, que votre hivernage se passe bien et au printemps prochain, je guetterai assiduement le ciel et les crêtes du Jura, dans l'espoir de vous revoir lors votre long voyage de retour (3000-5000km!!!!) vers vos terres de nidifications!

 

Pluvier guignard, en plumage nuptial, durant la nidification au Varanger (Norvège)
Pluvier guignard, en plumage nuptial, durant la nidification au Varanger (Norvège)
Pluvier guignard (Charadrius morinellus) en escale en Suisse, en août 2009, avant de poursuivre son périple migratoire vers le Sud
Pluvier guignard (Charadrius morinellus) en escale en Suisse, en août 2009, avant de poursuivre son périple migratoire vers le Sud