29 et 30 août

Arrivée avec un jour de retard au Costa Rica car nous avons loupé la correspondance à Miami à cause d'un retard de plus d'une heure au départ de Madrid. Iberia, compagnie fidèle à elle-même, ne nous a pas remboursé la nuit d'hôtel parce que, selon leurs clauses, lorsque l'on dispose de plus d'une heure trente pour la connexion le temps est suffisant et c'est notre faute si la connexion est loupée (on avait 1h35 à disposition). Nous avons joué de malchance car il y avait énormément de gens au passage de douane et à la dépose des valises, ce qui nous a retardées. On ose à peine imaginer comment cela se passe en pleine période de vacances! C'est sûr, on évitera au maximum Miami dans notre prochain voyage.

Nous avons donc passé notre première nuit de vacances dans un hôtel de banlieue confortable à Miami pour un prix assez correcte avec en prime un monstre orage durant la nuit. Repartie de Miami le lendemain matin dimanche et arrivée à l'aéroport d'Alajuela où nous sommes prises en charge par Martial "pura vida" au taquet qui nous amène à l'hôtel Pierre ville pour un briefing très intéressant avec Marie. On récupère notre voiture de location (4x4 extra) et on part pour la vallée de Sarapiqui près de San Miguel dans le gîte de Don José et sa femme : L’Albergue El Socorro. Quelques heures de voitures pour y arriver sur une route très facile mais souvent limitée à 40km/h voir même 25 km/h à cause des nombreuses écoles qui jalonnent la route. Mais ce qu'on n'avait pas encore compris, c'est que le 25km/h ne s'applique que lorsqu'il y a des élèves aux environs des routes. On ne le comprendra qu’ une semaine plus tard, après avoir passé des heures à rouler à 25km/h. Marie nous ayant averti que la police effectuait souvent des contrôles de vitesse, on a été très prudentes.

Don José s'avère être un passionné de la nature, exactement ce qui nous convient.

Espèces observées :

Oropendola de Montezuma (psarocolius montezuma)

Pava crestada (penelope purpurascens)


Entendu nos premiers singes hurleurs

Grenouilles : lecptodctylus pentadactylus et Hyla Phlebodes

Grosse sauterelle verte sp


Lundi 31 août

On se lève tôt pour être opérationnelles à 5h30 et on part pour une petite balade à pied pour découvrir les alentours avec observation de toucans, rapaces, perroquets, colibris, tangara et tarentule. Petit déjeuner puis promenade vers une cascade avec observation des singes capucins puis dîné typique costaricien. L'après-midi, repos obligatoire car grosse pluie. Puis on fait notre première balade jusqu'à la rivière, sur la piste du tapir, sous une pluie torrentielle. Une belle expérience! Mes chaussures ne sècheront plus jusqu'à la fin du voyage.

Espèces observées :

Toucan de Svainson (Ramphastos swainsonii)

Toucan à Carène (Ramphastos sulfuratus)

Colibri à queue rousse (Amazilia zacatl)

Perruches : Aratinga Fintschi

Petits perroquets verts genre amazone sp

1 rapace Buteo nitidus

1 rapace Leucopternis princeps

1 urubu à tête rouge Cathartes Aura

1 urubu à tête noire Coragyps Atratus

1 râle de cayenne (Aramides cajaneus)

1 oiseau Mniotilta varia

1 Tangara gyrola

1 passereau (Chlorospingus flavopectus)

1 bruan Chingolo (Zonotrichia Capensis)

1 tangara (Ranphocelus passerinii)

1 tarentule

Singes hurleurs et singes capucins

Papillons :

morpho (morpho peléides)

Piréide des jardins (Phoebis sennae) et d’autres sp

Grenouille : 1 smilisca sacota

1 crapaud buffo marinus

1 serpent ninia maculata

1 scorpion


Mardi 1erseptembre

Debout tôt pour une nouvelle petite balade matinale ou nous observons les singes hurleurs et des oiseaux de multiples couleurs.

On part après le déjeuner pour une longue route jusqu'aux caraïbes. En route, on achète une quantité de fruits délicieux pour des prix défiant toute concurrence. On s'arrête aussi acheter du pain dans la panadería locale.On aurait mieux fait de s'abstenir...les costariciens ne sont pas les rois du pain de toute évidence. .


Arrivée le soir au Coco loco lodge après une longue route passablement sous la pluie. Le contraste avec la montagne des 2 jours précédents est saisissant. On réserve pour 2 nuits une Cabinas sympa pour 3: joli jardin avec le réveil par les oiseaux et le coq le matin. Les chiens du voisinage s'y mettent à 4h aussi.... Les crabes rentrent dans leur terrier à chacun de nos passages vers la Cabinas. La nuit les rainettes se montrent dans le petit point d'eau du jardin.

Espèces observées :

Multiples passeraux difficiles à identifier

Nombreux colibris

Toucans à carène

1 chauve-souris

Papillon Morpho et papillon aux ailes transparentes

2 pics Melanerpes purcherani

5 grenouilles sp

1 crapaud Buffo marino


Mercredi 2 septembre

On découvre un peu les lieux et première baignade dans les grosses vagues. On comprend assez vite pourquoi c'est un site de surfeurs!  On réserve pour le lendemain à l'agence ATEC (centre de puerto viejo) une sortir nocturne dans la nature en espérant que la pluie ne sera pas au rendez-vous.  Pareil pour une sortie avec Yvan de tout costa rica le surlendemain. Tout dépendra de la météo.  

On passe ensuite à la casa moabi pour réserver les 2 prochaines nuits (nous avons envie de nous éloigner un peu du centre tout de même assez bruyant entre la musique le soir et les chiens aboyeurs du voisinage. Sur les conseils du site toutcostarica, on choisit ce Lodge). Souper au très bon resto Mopri, conseillé par la casa Moabi. Super poisson excellent avec des merveilleuses frites croquantes.

Espèces observées :

Fourmis coupeuses de feuilles

1 agame noir et d’autres lézards

1 chevalier guignette

des ubus à tête noire

un criquet

des libellules et agrions


Jeudi 3 septembre

Lever à 6h pour quitter l'hôtel coco Lodge et aller déjeuner au casa moabi

(très bon pour 5 dollars) et déposer nos bagages puis partir pour une petite balade à la réserve de Manzanillo. On se balade une petite heure sur le chemin facile d'accès de la réserve où on photographie un peu toutes les espèces qu'on y trouve, de la chenille au Bernard l'hermite en passant par le lézard qui court sur l'eau. On va jusqu'à un point de vue très joli sur la mer qui nous permet de constater qu'un monstre orage arrive dans notre direction. Nous avons juste le temps de retourner à la voiture avant la grosse rincée. On se boit chacune 2 noix de coco à 500 colones chacune, que les locaux très sympa vendent au parking (1000 colones le parking surveillé). On va manger une pizza et une crêpe en ville puis on rentre à l'hôtel pour constater qu'un arbre est tombé en travers de la route d'accès à la casa moabi, qui n'est plus accessible qu'à pieds. Panne totale d'électricité à l'hôtel. Le tenancier est même obligé d'aller acheter une tronçonneuse pour enlever l'immense arbre qui bloque le passage. Ce soir, ce sera dîné et lecture à la bougie. On espère que le temps va s'améliorer afin de pouvoir aller faire la sortie d'observation nocturne réservée la veille à l'agence local Atec.


A 18h, la météo est favorable et on retrouve "Kech" sur un sentier à l'extérieur de la ville (non sans avoir un peu galéré pour trouver le lieu de rendez-vous...). Kech s'avère être un jeune passionné par la nature, vivant dans la tribu des Bribri. Il nous fait découvrir tout un tas d'espèce de grenouilles, de la célèbre grenouille aux yeux rouges, emblème du Costa Rica, à la grenouille au "cri de chat". On voit des tarentules, des phasmes gigantesques, des fourmis énormes capables de faire une piqûre équivalent à 23 abeilles...Cette jungle est passionnante avec les explications de Kech, et nous semble toutefois un peu hostile. On espère que notre guide ne va pas nous abandonner au milieu de la jungle. ..Nos repères de suisse ne nous servent à rien ici, tout est si différent! Kech nous a bien prévenu au départ de la balade, de ne rien toucher dans la forêt. .pour nous c'est si difficile. Dans notre pays, il n'y a pas vraiment d'espèces dangereuses, les dangers sont ailleurs. On s'efforce de suivre ses conseils avisés. La balade devait durer 2h… on a passé 4h à se balader dans la jungle. On quitte notre guide, des étoiles plein les yeux.

Espèces observées :

Araignées

Papillons

Sauterelle feuille

Perroquets

Lézards basilic

Plusieurs chauve-souris dont une qui mange un fruit

1 basilic vert

1 grande libellule sp

1 anole vert


Vendredi 4 septembre

Réveil plus tardif. On part vers les 10h en direction du parc cahuita. Selon les conseils de la tenancière de la casa moabi, on rentre par le côté "village" de la réserve. On laisse une petite contribution à l'entrée et départ pour l'aventure. On fait 5 mètres et voilà qu'on fait une magnifique observation de singes capucins, un groupe d'au moins 15 individus qui nous font un show génial. Saut de branche en branche, alimentation, épouillage. Un grand moment! On continu quelques mètres et voilà que 2 ratons laveurs joueurs nous font leur cinéma. Ce n'est pas une espèce indigène, il n'empêche qu'ils sont trop mignons. Un peu plus loin, c'est les singes hurleurs qui nous hurlent dans les oreilles. Que le Costa est riche en espèces! Au bout du chemin, une jolie plage nous attend, mais nous n'avons pas pris les maillot de bains..quel regret! On retourne à la voiture et on décide d'aller boire un verre dans un café que des gens qu'on a croisé dans la réserve nous ont conseillé car une mère paresseux y aurait élu domicile. Finalement, on décide de souper sous l'arbre où dort cette femelle. On a un peu l'impression de manger sous un tas de foin tellement elle ne bouge pas. Mise à part la tête du bébé vue quelques secondes, et un mini déplacement de patte, cette femelle n'aura pas bougé pendant 2 heures. .dommage. .on aurait souhaité la voir en entier. Décidément ces paresseux portent bien leur nom. Le restaurant "sobre la olas" était un peu cher mais le poisson était très bon.

Espèces observées :

Plusieurs lézards

1 gecko

1 wimbrel (sorte de courlis) mangeant un crabe

Hirondelles de cheminée

1 basilic cimmun

1 faucon herpetotheres cochinnans

singes capucins

raton laveur


Samedi 5 septembre

On décide de se lever très tôt pour arriver à l'ouverture au parc de cahuita. La nuit n'a pas été très bonne, il a fait extrême chaud on en vient à espérer le retour de la pluie pour rafraîchir l'atmosphère. En quittant la chambre on voit un agouti dans le jardin. La journée débute bien. On arrive vers 6h30 au parc, pleine d'espoir de voir des animaux. Malheureusement, pas trop de chance aujourd'hui. A part une jolie observation de singes hurleurs assez près en haut dans les arbres et les capucins (mais cette fois plus loin), nous n'avons entendu chanter que quelques oiseaux. L'orage menace, on prend le chemin du retour mais finalement pas de pluie . On décide de retourner au parc au sud de porto viejo pour l'après midi, mais on reste bloquées devant un pont par des véhicules qui semblent installer un nouveau pont. Demi-tour, on décide finalement de finir l'après-midi dans les grosses vagues de la plage. Retour à l'hôtel en fin de journée. Il fait toujours très chaud, plus de 35 degrés. Dur de se bouger. Heureusement, l'arbre ne bloque plus la route d'accès à l'hôtel et ils ont réussis à réparer les fils électriques. On pourra mettre nos valises directement dans la voiture demain matin. Ouf!

Espèces observées :

1 paresseux 2 doigts très haut dans les arbres

Fourmil feuilles

Quelques beaux papillons

1 wimbrel

1 rapace butteo galusanthracitus

1 tourterelle

3 frégates

6 pélicans bruns

1 trogon de Masséna

Libellule rouge

1 basilic commun


Dimanche 6 septembre

Debout à 5h30 et départ à 6h tapante pour Tortuguero. Notre guide "lonely planet" nous indique que la route est difficile et que les indications sont succinctes et par conséquent que les risques de se perdre sont grands. A l'hôtel, on nous dit que le lieu est touristique et que ce n'est pas compliqué d'y arriver...qui croire...on part donc un peu inquiètes à 6h. Sur le chemin, on croise un paresseux à 3 doigts blessé, sans doute mordu par un chien car des poils en quantité sont à terre. On appelle le centre de soin en essayant de leur expliquer où nous nous trouvons. Je passe le téléphone à une dame local passant par là en espérant qu'elle pourra expliquer où nous nous situons. Malheureusement, il s'avère que cette femme est complètement ivre, impossible de lui faire entendre quoi que ce soit. On doit pourtant partir pour ne pas louper le bateau. On finit par trouver un jeune garçon très sympa à qui on explique en 3 mots d'espagnol basiques que la dame du centre de soin va arriver. Il nous dit qu'il s'en occupe ...nous continuons donc notre route en espérant que notre si mignon paresseux sera soigné. Une heure après, une voiture nous fait des appels de phare et des signes en direction de notre pneu...pas de bol..on a crevé! Miracle! 1 km plus loin un garage est ouvert et nous réparons notre pneu (une vis coincée dedans) pour seulement 3000 colones (très efficaces les garagistes costaricains). On poursuit notre route. On suit les panneaux tortuguero en pensant arriver bientôt sur des pistes style "route de l'impossible". Rien n'y fait, la route est parfaite, mise à part quelques nids de poules. Je n aurais pas eu ma dose d'adrénaline.

Ainsi, malgré la pluie, on arrive à la pavona sans aucun soucis à 11h15, soit presque 2 heures avant le départ du bateau. Je crois qu'au retour nous allons envoyer un mail au lonely planet pour qu'ils mettent à jour le guide!!!! On prend le ticket pour le bateau (3 billets pour 4800 colones). et partons pour une petite heure de route tranquille sur la rivière rejoindre tortuguero. Au débarquement nous attend quelqu'un qui nous amène au lodge « don quichotte »où nous sommes reçues avec un excellent jus d'ananas. Une fois installées dans notre joli bungalow confortable (60 $ la nuit pour 3) nous faisons un petit tour sur la plage et découvrons les traces des tortues qui sont venues pondre. C'est très touchant. On réserve auprès de Gilles, notre logeur, pour une sortie en bateau dans le parc le lendemain matin et pour la sortie tortue le soir. On se repose en fin de journée car la chaleur nous a un peu assommées et on profite de la piscine. Gilles nous donne une adresse pour le restaurant du soir : "tailor place" pas loin de l'hôtel. Cool, on va pouvoir manger autre chose que des haricots !

Problème en arrivant devant le restaurant, on constate qu'il est fermé. .zut..on en essaye alors un autre où on mange du riz au calamar et crevette et du riz au poulet / filet de poisson sauce marisco. Pas mauvais mais rien d'exceptionnel.

On rentre et on s'endort de suite comme des paresseux non sans avoir observé sur le chemin les gros crapauds sortant des gouilles.

Espèces observées :

Passereaux de toutes couleurs

Oropendola

Colibir

Hirondelles de mangrove

1 frégate

1 anhinga


2 cormorans

1 grande aigrette

1 petit héron vert

2 chevaliers guignette

1 martin-pêcheur

1 crocodile

10 pélicans bruns

Environ 10 sanderling

1 bécasseau grivelé


Lundi 7 septembre

Debout à 5h15. Notre guide Bonny vient nous chercher à l'hôtel à 5h50. Départ à 6h avec son petit bateau à moteur en passant d'abord prendre les tickets à l'entrée du parc. On part dans la réserve en même temps que plusieurs autres bateaux. On se dit que pour voir des animaux ce n'est pas l'idéal, tout va fuir avant nous. C'est oublier qu'au Costa Rica les animaux ne sont pas farouches et qu'ils se moquent pour la plupart des hommes. On observe hérons tigres, héron bleu, héron vert, tortue noire, anhinga, 2 espèces de Martins pêcheurs, toucan à carène, basilics verts, iguanes, singes araignée, singes capucin et...une loutre avec ses 2 jeunes. Quelle belle surprise. Grace à la gentillesse et patience de notre guide, on a pu les observer un long moment pêcher et marquer. Une grand émotion. Bonny est vraiment un super guide et il a un œil de lynx.


On rentre à l'hôtel se reposer après avoir bu une noix de coco (1 500 colones les 3 coco) et mangé un petit déjeuner dans un resto conseille par notre guide. On constate que tous les habitants ont fait la lessive et qu'ils la mettent sécher dehors au soleil. On se dit que la journée va être belle. On se baigne dans la piscine de l'hôtel (la classe. .notre premier hôtel avec piscine). Ca fait trop du bien de se rafraîchir! On discute avec Gilles qui nous explique que les jaguars sont assez communs ici car ils viennent manger les tortues quand elles pondent. Il en a déjà vu plusieurs fois et explique qu'en novembre-décembre, les jeunes rentrent même dans le village la nuit car ils n'ont pas encore l'habitude de chasser par eux-mêmes et ne savent pas encore se débrouiller en forêt, alors ils viennent manger les chiens dans les villages. A cette période il ne faut donc pas se balader la nuit a vélo car cela est dangereux, on peut être surpris par des jaguars qui alors attaquent. Discussion très intéressante! On s'en prend à rêver qu'on pourrait voir des jaguars. On repart à 15h 35 pour visiter le parc. Un gentil garde nous explique le chemin. .très simple il n y a pas le choix c'est tout droit puis à droite, sur 2 km. Même chemin aller-retour. Il fait hyper humide, on transpire comme pas possible. Heureusement, après quelques pas on tombe sur un groupe de singes araignée qu'on observe un long moment. On continue sur le sentier encore 30min sans rien voir de spécial et retour par la plage avec son beau sable noir. On soupe dans notre chambre des pâtes en sachet...bof...en attendant 21h25 que notre guide vienne nous chercher pour la sortie tortue. Il pleut et il tonne, on espère qu'on sera épargne par la pluie pour la sortie.


Miracle. La pluie se calme. Notre guide Alexi passe nous chercher à 21h 25 et nous amène au point intermédiaire. Il nous explique en anglais comment va se passer la soirée et on attend que les autres gardes du parc qui patrouillent sur la plage trouve une tortue qui va pondre et nous appellent. Après un peu d'attente et la visite d'une fourmi dangereuse sur la botte d'Alexi, on part pour la plage. On est le seul groupe du secteur, la chance! On observe avec Alexi la tortue verte en train de pondre. C'est un moment très émouvant. Elle pond plus de 60 œufs puis commence à les recouvrir de terre lentement à coup de pattes arrière, puis plus tard en s'aidant de ses pattes avant. Un travail de titan. On voit combien elle est épuisée par ce travail car souvent elle doit s'arrêter pour reprendre des forces. On se sent un peu comme des intrus à regarder cet évènement incroyable de la nature qui se déroule tout près de nos yeux. Après bien 2h d'observation, notre tortue prend la direction de la mer. On la suit jusqu'à ce qu'elle retrouve enfin son élément. Que d'émotion! Un sentiment nostalgique et triste nous envahis également à la pensée que tout ce travail sera peut être compromis par le trafic d'animaux et par tous les dangers qui guettent les jeunes, notamment la prédation. De plus, le réchauffement climatique risque fortement d'exterminer l'espèce, étant donné que la proportion entre femelles et mâles est dépendante de la température. Alexi nous explique que le plus grand danger pour les tortues en plus du trafic d'animaux est la prédation par les jaguars sur la plage. Quelle dure vie que celle des tortues femelles...


Retour à notre lodge..et retour des pluies diluviennes! On a eu trop de chance!

Espèces observées :

Tortues noires

1 caïman avec 3 jeunes

1 grèbe

1 grand curassow


Mardi 8 septembre

Réveil au son de la pluie qui n'a quasi pas cessée pendant la nuit. Il pleut des cordes. On décide d'écourter notre séjour à Tortuguero et profiter de cette journée grise pour faire de la route. Après le petit déjeuner, on prend le bateau de 11h pour la pavona. Trajet sous une pluie hallucinante, voilà donc ce que sont vraiment les pays tropicaux. Le chauffeur du bateau conduit hyper vite, on manque de peu le choc frontal avec un autre bateau qui descend. Avec les pluies, le courant semble bien plus fort que lors de notre venue, on n’est pas super rassurées mais on arrive finalement à bon port et on retrouve, trempées jusqu'à l'os, notre voiture.

On part en direction D'Uvita, en décidant qu'on s'arrêtera dans un hôtel au hasard sur la route avant la nuit. Après une séance embouteillage entre San José et Cartago, on prend la route qui descend vers San Isidro el general et on s'arrête, selon les conseils du guide lonely planet, dans un petit paradis A San Gerardo de Dota chez Miriam’s Quetzals et louons une Cabinas simple mais très chouette tenue par une dame très charmante qui nous fait un chaleureux accueil et nous prépare une soupe excellente pour notre souper. Il fait 8 degrés, on allume le chauffage..quel contraste avec la chaleur et l'humidité de Tortuguero. On respire enfin un peu! Le climat ressemble finalement plus à chez nous. On essaye de sécher nos affaires détrempées comme jamais et au dodo. Demain debout tôt pour les quetzals. La tenancière du resto nous a indiqué ou en voir.

Espèces observées

1 échasse d’Amérique

1 chevalier guignette

1 grande aigrette

1 petit héron vert


Mercredi 9 septembre

Debout à 5h30 pour aller voir les quetzals à 2 minutes de voitures de notre gîte. Le lieu est facile à trouver, il y a déjà du monde. Essentiellement des petits groupes accompagnés de guide avec longue vue. Grace à un guide, on voit notre premier quetzal femelle. Pas du tout facile à trouver car ils sont quasi inactifs et ne font quasi aucun bruit. On finit par voir ensuite un magnifique mâle avec sa longue queue, puis un autre. Et probablement 2 autres mâles et une femelle. Impossible de faire des photos potables, ils sont trop loin mais aux jumelles ce sont de belles observations. C'est un magnifique oiseau et on comprend qu'il soit mythique. On repart vers 7h30 pour aller prendre un sublime petit déjeuner chez Miriam (pan cake, fruits, jus de fraise et mûres, thé) qui nous conseille d'aller visiter le jardin de l'hôtel Trogon un peu plus bas. Arrivées là-bas, on se gêne un peu de cheminer dans le sublime jardin, n'étant pas clientes de l'hôtel. Mais il s'avère assez vite que le personnel est d'une gentillesse hors du commun et nous nous sentons totalement libres de cheminer dans ce jardin paradisiaque fait de multiples fleurs et points d'eau. On y voit une multitude de colibris, lézards, et autres oiseaux. On s'installe à la terrasse du restaurant pour boire un capuccino aux amandes (un délice) et un jus de fruit succulent, tout en photographiant les colibris et autres oiseaux. On retourne ensuite dîner une fabuleuse truite chez Miriam tout en photographiant les oiseaux qui sont attirés par les mangeoires qu'elle a installé devant chez elle, puis on décide, à regret, de quitter ce paradis pour prendre la route pour Uvita. Après 3 heures de route, on arrive à notre camping hôtel nommé los loreles et on s'installe dans une Cabinas simple à 3 lits. Victor junior (Victor Hugo) nous explique alors toutes les activités à faire dans la région avec une grande gentillesse. Tout semble génial jusqu'à qu'il nous informe qu'il y a beaucoup de baleines mais que il n'est pas possible de voir les mâles en parade. Il y a surtout des femelles avec parfois des petits. Il nous dit aussi que la mer sera mauvaise jusqu'à samedi et très calme dimanche. Du coup on réserve, un peu déçues, le bateau seulement pour le dimanche. On ne pensait pas rester autant de jours ici. Il nous dit aussi qu'il y a passablement de vols dans la réserve et qu'il vaut mieux éviter de se promener avec du matériel de valeur. Du coup, râpé pour les appareils photos, on ne va pas pouvoir les prendre. Il va falloir passer 3 jours sans faire vraiment de photo...la déprime. ..En plus il pleut fort et de retour à la Cabinas il y a une monstre panne d'électricité et il n y a pas d'eau dans la cabinas. On a un petit peu le blues. On trie nos photos de la journée et espérant que l'électricité et l'eau reviennent dans pas trop longtemps. On aimerait se faire une petite soupe rapide mais il n'y a pas d'eau chaude. Une soirée un peu bof...demain, on espère qu'il ne pleuvra pas au moins le matin car on va essayer d'aller se promener à la plage à marée basse (sans les appareils photos...horreur). On regrette un peu de ne pas être restées plus longtemps chez Miriam.

Espèces observées :

1 toucanet émeraude

2 sortes de colibri

4 pics Black-cheeked woodpecker (melanerpes pucherani)

Plusieurs genres de passereaux de toute couleur

1 tanager

2 écureuils

Jeudi 10 septembre

Le réveil sonne à 5h30. Il a beaucoup plus pendant la nuit et on a beaucoup de peine à décoller du lit. On arrive finalement à se bouger et nous partons en direction du parc vers la plage d'Uvita selon les conseils de Victor. On arrive à 6h 50 et on parque sur un parking payant. Tout se paye au costa! A l'entrée, il est indiqué que le parc ouvre à 7h alors que les guides nous disent qu'il ouvre au lever du soleil. On part en direction de la pointe aux baleines mais sans aller jusqu'au bout par peur d'être surprises par la marée vue qu'on y connaît rien. Erreur, on aurait dû faire confiance à Victor et aux gardes du parc sur les horaires de marée. Espérons que nous pourrons y retourner, cela a l'air joli. Par contre, il y a pleins de petites mouches agaçantes. La plage est superbe on est frustrées de ne pas avoir pu prendre nous appareils photo. On retourne vers l'entrée du parc, tout en observant passablement de limicoles. Il y a aussi pas mal de monde sur la plage, qui embarque dans les bateaux à destination de cocorvado ou pour la sortie baleine. On n'a pas l'impression que c'est une zone à voleurs. On prend un très bon petit déjeuner dans un resto sur la route donnant sur la plage, qui a de jolies tables et chaises de toutes les couleurs. On retourne à l'hôtel et dans l'après-midi on va voir la cascade qui se trouve à 5 minutes de l'hôtel. On paye le passage 1000 colones par personnes, en pensant voir un super truc. La cascade s'avère une petite chute d'eau pas bien impressionnante. On a l'impression qu'au Costarica, il faut vraiment payer pour tout ! On photographie quelques fourmis dans les fleurs et on file à la plage située juste après Uvita vu qu'on a déjà le billet d'entrée du parc. Au passage on boit une noix de coco chez un vendeur très sympa en bord de la route d'accès à une très jolie plage avec quelques limicoles. On s'essaye aux photos de crabes (on a quand même pris cette fois nos jumelles et macro en se disant qu'on ne resterait pas loin de l'entrée du parc où il y a les gardiens). A 16h30, il commence à pleuvoir, on file se réfugier dans une pizzeria nommée focata (ou quelque chose comme ça). La pizza et la limonade citron sont excellents et pas chers. On rentre à l'hôtel pour prendre une douche chaude, maintenant qu'on a compris comment elle fonctionne et l’électricité est revenue. Au dodo ! Demain rendez-vous 11h30 avec Victor pour du kayak dans la mangrove. Ça va être l'aventure!

Espèces observées :

Quelques frégates et pélicans bruns

1 faucon Harpagus bidentalus

2 buses butteo magrirostris

4 ibis blancs

1 râle de cayenne(aramides cajanea

2 aras rouges

2 tourne-pierre

1 pluvier doré

4à5 gravelots

Quelques bécasseau sanderling

2 gravelots de Wison

1 grande aigrette

2 vanneaux

1 petit héron vert

Beaucoup de bernard l’hermite

Crabes

1 iguane brun


Vendredi 11 septembre

Réveil à 5h30 comme d'habitude...on part pour la playa colonia pour jeter l'œil s'il y a des aras car la guide à l'entrée hier nous a dit qu'il y en avait eu le matin tôt. Pas de chance, ils ne sont pas là. On part visiter la plage suivante, playa ballena. Très Jolie plage de cailloux et sable fin. Personne à l'horizon. On n'a toutefois pas osé prendre nos téléobjectifs et on le regrette amèrement car on fait une superbe observation d'environ 6 singes hurleurs dont un bébé tout mignon et pas bien haut dans les arbres. On aurait pu faire de beaux portraits. On déteste les voleurs ! On rentre un moment dans notre Cabinas nous reposer, il fait hyper lourd et chaud, on dégouline. Victor père nous montre un paresseux qui est haut dans un arbre juste au-dessus de la réception trop chou! Puis à 11h 30 on retrouve Victor fils pour un tour en kayak. Victor est très professionnel et tout est très bien organisé, on se sent en sécurité. On part pour un joli tour dans la mangrove. C'est magique. On voit quelques oiseaux, un boa et des magnifiques crabes. Malheureusement, l'orage menace on doit faire demi-tour. Pas le temps d'arriver à la voiture, on se fait rincer avec le bruit du tonnerre. Ambiance! On prend la route du retour et on s'arrête au centre des tortues pour éventuellement faire une nuit d'observation, mais au centre, ils nous informent que les nuits précédentes ils ont seulement eu entre 1 et 2 tortues. Et qu'il faudrait sortir entre 22h et 1h du matin. On n’a pas trop la motivation (naturalistes à 2 balles que nous sommes :-) du coup on laisse tomber, surtout qu'avec les cordes qui tombent ça risque de ne pas être trop rigolo. On profitera plutôt pour se coucher tôt et se lever tôt demain matin pour profiter de la météo clémente des matins. Victor nous conseille 2 restaurants pour manger le poisson : chez Lily et chez dona Maria, 2 restaurants tout près de l'hôtel. On passe d'abord à dona Maria mais il est fermé. On va donc manger chez soda Lily qui se trouve juste de l'autre côté de la route principale, quasi en face de la banque et cela s avére un excellent choix. On y déguste un poisson sauce citron frites salade délicieux. Une merveille. Une petite bière pour accompagner le tout et nous passons une partie de la soirée à discuter avec Lily et son mari dans un américain - espagnol que l'alcool nous aide un peu à comprendre. Retour à l'hôtel pour un gros dodo ronfleur.

Espèces observées :

25 ibis blancs

Plusieurs frégates

1 Whimbrel

1 cigale bleur

1 buse buteo magnirostris

1 sterne royale

1 iguane noir

Des chevaliers guignettes

De nombreux crabes aux pinces rouges et jaunes

1 boa constructor

1 héron tricolore

1 aigrette bleue2 pics

1 anhinga


Samedi 12 septembre

Debout 5h45 pour une tentative de snorkling après toutes nos précédentes désillusions. On arrive vers la pointe de la baleine à 6h 45 et on se met à l'eau. Grosse déception dès le début car l'eau est très trouble à cause du sable. On ne voit pas à 1cm. On persévère un peu et découvrons quand même quelques coins avec une petite visibilité, ce qui nous permet de voir ce qu'on pense être des petits poissons perroquets (Panamic nightsergeant ?), des Panamanian sergeant et quelques autres. Impossible toutefois de faire des photos car la visibilité est très mauvaise et il y a des vagues qui nous empêchent de rester sur place. On repart après 1h de baignade et juste avant de sortir de l'eau une raie s’enfuit à quelques centimètres de nos pas. Petite frayeur. Heureusement que Victor nous avait prévenue qu'il y en avait et nous avait dit comment marcher pour les faire fuir. Sur le retour, nous croisons la foule du samedi qui vient se baigner ainsi que les touristes venus pour la fête de la baleine. Petit déjeuner chez dona Maria qui se trouve juste avant notre hôtel. Jolie terrasse sympa qui en théorie devrait être très calme si le voisin n'avait pas eu l'idée de tondre son gazon pendant notre petit déjeuner. Retour à l'hôtel pour une sieste puis repas à l'hôtel (un nachos pour 3 immense), ré sieste tellement la chaleur nous assomme puis départ pour la forêt de bambou. Sans grand intérêt. ON décide finalement d'aller longer la côte et essayer de trouver un point de vue pour scanner les baleines. La chance nous sourit en soirée car nous observons depuis les hauteurs une baleine avec son jeune qui saute à plusieurs reprises hors de l'eau. C'est loin, et observé aux jumelles, mais c'est magnifique!

On se demande comment va être la sortie en mer demain avec tous les gens venus pour la fête de la baleine. On hésite à prendre nos appareil photo, les bateaux sont très petits, on va être serrés comme des sardines...

Espèces observées :

Poissons

1 étoile mer

1 couteau

Pélicans bruns

1 frégate

1 baleine et son baleineau


Dimanche 13 septembre

Apres un petit déjeuner à notre hôtel avec un bon jus d'orange frais, on arrive en avance à l'agence pour le tour en bateau. On attend 8h30 puis on part vers l'entrée du parc, là on attend encore à l'entrée du parc l'arrivée de tout le groupe, puis on attend un peu sur la plage pour enfin embarquer autour des 9h20. Ouf...incroyable, on arrive à embarquer tout le monde sur le petit bateau. Après une dizaine de minutes de bateau on aperçoit notre première baleine de la journée avec son petit. On voit des jets d'eau (souffles), des nageoires et des dos mais pas de sauts...Malheureusement, on quitte cette baleine et on part plus loin voir une falaise avec des grottes..pas pasionnant..puis le bateau s'arrête à un joli coin de snorkling mais la mer est trop agitée, la visibilité ne permet pas le snorkling. Quelques personnes se baignent, on mange quelques fruits. Enfin, on repart vers les baleines. On en revoit une mais de toute évidence, c'était l'heure du retour et on ne l'observe que quelques minutes. Retour vers 12h30. Dommage. .grosse déception avec ce tour en bateau bien cher pour quelques minutes seulement d'observation et beaucoup de perte de temps pour rien. L'impression d'une usine à voir les baleines. Le guide à assez bien expliqué la vie des baleines mais rien sur les oiseaux et il n'avait même pas de jumelles. En fait, les bateaux se disent entre eux quand il y a une baleine et personne ne se donne la peine de chercher quoique ce soit. Pas sûr non plus que le protocole d'approche et de protection soit véritablement respecté. On souhaiterait une sortie plus naturaliste.

Retour à l'hôtel ou nous retrouvons avec bonheur notre ami le paresseux juste au-dessus du restaurant. Après quelques séances photos on mange une petite portion de délicieux riz au cœur de palmier avec un bon jus frais (le restaurant est tenu par la sœur de Victor et son mari, des anges de gentillesse) et départ pour l'hôtel réservé la veille juste après Jaco. On roule jusqu' à l'adresse indiquée sur booking.com mais pas d'hôtel. Personne ne voit de quel hôtel on parle. Après avoir demandé à une tonne de personnes et tourné en rond une heure, on arrive devant le lieu nommé "villa verde" mais les gardiens nous disent qu'ils n'ont aucune réservation à notre nom et pas de clef. Après moultes téléphones en espagnol et en anglais et l'aide du gentil gérant du complexe, on finit par annuler la réservation et dormir dans un hôtel au bord de la route, "le casa del sol" qui s’avère finalement pas si mal avec la piscine. Un petit plouf dans la piscine nous détend bien puis une petite pizza pas trop géniale mais qui remplit l'estomac et nous voilà au dodo....espérons que demain nous trouverons un bon hôtel!

Espèces observées :

1 baleine à bosse avec son balaineau

Guiffettes

Pétrelles

Fous bruns

Frégates

Ibis blancs

Pélicans bruns

Paresseux à 3 doigts

Spatules rouges

Grandes aigrettes

Gardes-bœuf

Hirondelles


Lundi 14 septembre

Nous quittons vers 6h30 l'hôtel de transition sans pouvoir malheureusement dire au revoir à Miguel, le gentil gardien de l'hôtel. Après quelques kilomètres, on arrive à Tarcoles et cherchons le pont des crocodiles. En se perdant un peu, on arrive au bord de la rivière tarcoles et passons devant un embarcadère pour un tour un bateau sur le fleuve pour voir les crocodiles. Le tour à l'air un peu "bidochons" car sur l’affiche, on voit un bonhomme qui donne à manger à un crocodile la gueule grande ouverte, comme dans Indiana John's. On décide de quand même le faire, sans trop d'attente. Le départ est à 10h. On passe vite réserver une chambre à l'hôtel Caraca que l'on a repéré juste avant. On prend une chambre pour 75 dollars à la réception. On nous dit qu'on a une réduction de 10 dollars si on paye cash. On dépose les affaires et partons pour le tour en bateau : 1h40 sur le fleuve avec de belles observations d'oiseaux. Nous ne sommes que 7 touristes. Le guide est très sympa et connaît bien la faune et semble toujours passionné, malgré son travail un peu répétitif. Le conducteur courageux fait de temps en temps des stops pour donner du poulet aux crocodiles qu'il connait par leur nom. Ça fait un peu film à 2 dollars mais ça permet de bien observer de près ces immenses reptiles impressionnants. Toutes contentes, on va manger dans un soda un bon poisson et on rentre à l'hôtel. Après une petite baignade dans la piscine, on passe la soirée au bord de la mer à observer les vautours et autres limicoles. On observe même des crocodiles dans la mer! Pourtant aucun panneau n'indique qu'il ne faut pas se baigner ! C’est hallucinant!

Retour à l'hôtel. On demande la télécommande pour la climatisation naïvement et on nous répond que ça coûte 10 dollars! Lamentable! On transpire comme pas possible dans la chambre. Le ventilateur tourne super lentement. ..Finalement, à 19h, on craque et on va payer les 10 dollars pour la climatisation qui sauvera une partie de notre nuit..A 4h du matin la fanfare du village passe dans la rue avec ses tambours. ..Apparemment la fête nationale dure plus d'un jour au Costa Rica !

Espèces observées :


6 aras rouges

4faucons caracaras (2 juv+2 adultes)

Beaucoup d’aigrettes (grandes et bleues)

1 héron Goliath

1 héron tricolore

3 hérons tigres

1 martin-pêcheur

1 spatule rose

1 cigogne wood

1 savacou huppé (héron avec un très gros bec)

1 iguane vert

1 basilic

3 échasses

Nombreuses hirondelles de mangrove

1 couple de carouge à épaulettes

Quelques limicoles (gravelots et tourne-pierre)

1 couple de dandrocygne avec petits

Plusieurs frégates

2 cigognes en vol

1 sterne royale

1 fou brun

Plusieurs tourterelles columbina minuta et columbina talpacoti

Petits perroquets


Mardi 15 septembre

Levé à 5h30 pour un petit tour sur la plage pour observer les aras. On en trouve facilement une vingtaine mais très haut dans le ciel ou avec un fond de ciel blanc. Trop dur pour les photos mais tellement sympa à observer. Un sympathique villageois vient à notre rencontre et nous aide à trouver les aras et nous papotons un moment avec. Il nous explique que les aras sont là toute l'année. Les crocodiles aussi, dans la mer sur la plage. Il est vraiment incroyable qu'il n'y ait pas des panneaux sur la plage prévenant qu'il ne faut pas se baigner ! "Heureusement" que la plage déborde de déchets et n'est pas du tout accueillante, sinon nous serions peut être allées naïvement nous baigner et nous faire manger par les crocos!

Après un petit déjeuner basique (bof) à l'hôtel, on décide de ne finalement pas aller au parc naturel et de filer direct à l'Arenal. On décide de prendre un petit raccourci pour s'échapper de la grande route. Une dame au village de Palmares nous dit que la route n'est pas terrible mais que ça passe en 4x4. On aurait dû être un peu plus prudentes car on est tombées sur une route de l'impossible. Petit stress pour rejoindre la route principale à nouveau sans crever un pneu ou finir plantées au sommet d'un caillou. Finalement, on rejoint Naranjo sans casser la voiture. Ouf! Petite dose d'adrénaline rigolotte au finale, et impressionnée par ces voitures 4x4 qui passent vraiment partout. On poursuit notre route et, en chemin, on s'arrête manger dans un restaurant des pâtes bolognaises pas bonnes du tout puis on refait un bout de route pour retrouver un petit parc privé où il y a du nourrissage de colibri et une petite serre avec des papillons. Pas forcément totalement dans la bonne éthique de protection des animaux mais bon, cela nous a permis de faire quelques photos de colibris et de découvrir des jolis papillons et chenilles que nous n'aurions jamais vues à l’extérieur tellement elles sont mimétiques (sauf sans doute avec un guide). On arrive à l'hôtel catarata lodge vers 17h. Chambre confortable mais petites et un peu chères par rapport aux hôtels qu'on a eu jusqu' à maintenant, mais nous sommes dans une zone touristique. Le jardin est joli. Par contre, de toute évidence ce n'est pas la période touristique car l'hôtel est presque vide. Piscine très sympa. On passe la soirée à sauver les papillons et scarabées et même une grenouille tombée dans la piscine. On n'a pas faim, toujours pas digéré les pâtes de midi.


Il pleut depuis 19h. On a de la chance avec la météo, depuis plusieurs jours, il ne pleut que lorsqu'il fait nuit, on profite donc à fond des journées.

Espèces observées :

Environ 20 aras rouges

1 cigogne wood

Quelques écureuils

3 pics de Hoffmann

Urubu à tête noire et rouge



Mercredi 16 septembre

Grasse matinée jusqu'à 6h puis bon petit déjeuner à l'hôtel puis départ pour une balade au pied de l' Arenal dans le parc national. Le chemin est indiqué 2 miles..nous pensons que c'est un petit tour mais c'est en oubliant que les miles correspondent à presque 2x les kilomètres. La balade est jolie, par contre quasi aucun oiseau, il faudrait vraiment pouvoir entrer dans le parc avant 8h...mais pour ça il faut être accompagnées de guides qui coûtent vraiment cher. On s'amuse à faire de la macro avec un peu tout ce qu'on trouve. Il y a pas mal de papillons et une fantastique libellule bleue immense volant tel un hélicoptère, mais ils ne nous font pas l'honneur de se poser. Des insectes étranges, des lézards, des singes capucins et aussi 6 pécaris pas farouches. Par contre, de la pluie et du soleil qui s'échelonnent et finalement une grosse, mais vraiment grosse pluie, nous arrose sur la fin de la balade. On part sécher dans un petit soda sans prétention mais sympa puis retour à l'hôtel où nous bénéficions d’une jolie lumière en fin de journée et une belle vue sur le volcan dégagé. Une bière impériale et au dodo...on est cuites...

Espèces observées :

Plusieurs geais à face blanche calocitta Formosa

1 Kapokier (arbre à Kapok)

Groupe de singes capucins

Foumis découpe feuille

Quelques lézards et anoles

De nombreuses cigales


jeudi 17 septembre

Réveil à 5h30 du matin pour constater qu'il pleut. ..Râpé pour la sortie à l'aube. Du coup on ne regrette pas de n'avoir pas réservé une sortie matinale avec un guide. On prend le petit déjeuner à 7h et départ pour la réserve El silencio. Le guide à l'entrée est très sympa et nous explique les chemins à prendre. On fait une belle balade de plus de 2 heures dans la forêt primaire.. .humide et très chaud comme d'habitude...très jolie forêt, du vert partout, des plantes exubérantes et très peu de lumière sous cette canopée digne des films d'aventure. Malheureusement, 8h est déjà trop tard pour voir des animaux...déçues que ces réserves ouvrent si tard! On se contente de trouver des insectes, on entend les singes hurleurs sans les voir, on manque de marcher sur un petit serpent (on apprend par la suite qu'il n'est pas dangereux) on s'amuse à photographier un gros charançon et des araignées saltiques. Pleins de lézards s'enfuient devant nos pas et nous voilà à nouveau à l'entrée du parc. On part en direction du lac en espérant trouver un magasin pour acheter des assiettes pour faire notre salade et le hasard nous fait nous arrêter dans un hôtel en vente très luxueux et magnifique au hameau l'union. La dame qui garde l'hôtel (et parle français) nous permet de cuisiner dans sa cuisine ouverte. Les gens ici sont vraiment sympas et détendus. Ça va être rude de retrouver l'ambiance déprimée de chez nous!

On a réservé pour un tour un bateau au lac à 16h mais la pluie nous rattrape à 15h30...on repasse au lac pour annuler notre inscription et retour à l'hôtel pour un petit plouf dans la piscine. Puis une soupe avec 2 araignées et un criquet qui me tombe dessus pendant le souper..de quoi faire un bond de 2 mètres sur ma chaise de surprise! Puis au dodo après un petit tri de photo et demain on espère le beau temps pour tenter une réserve privée dont nous a parlé le guide à l'entrée de el silencio.

Espèces observées :

Grand colibri

1 tangara bleu Thrauois episcopus

1 tangara ranphocelus passerinii

1 tangara ranphocelus sanguinolentus

Quelques opendula1 canard lairina moschata

1 couple de Guan crêté


Vendredi 18 septembre

Levé à 6h et petit déjeuné à 6h 45 pour partir assez vite pour être à 7h30 à l'ouverture de l'eco parc Danaus qui se trouve à 3 km de la fortuna, et que nous a conseillé le guide à l'entrée du parc el silencio. Le site est facile à trouver. On paye 13 dollars l'entrée et après quelques explications du guide à l'entrée on part faire un tour. Le site est petit mais riche en espèces. On fait nos premières observation de la grenouille "ranita venenosa rojiazul" (oophaga pumilio ou grenouille blue jeans). Le centre fait de la reproduction de cette grenouille et du coup on en voit pleins..il suffisait juste de voir la première pour se faire l'oeil. On fait également une belle observation de la chouette à lunettes "spectacled owl" (pulsatrix perspicillata) et plusieurs Savacou huppé "boat-billed hérons" (cochléaires cochlearius ). Malheureusement nous devons partir à 10h 15 pour retourner à l'hôtel et prendre la route pour Alajuela. On serait bien restées plus longtemps dans ce parc très intéressant et nous aurions bien profité de la piscine de l'hôtel. .on dégouline de chaud...

Arrivées à l'heure pour rendre la voiture à l'hôtel chez Pierre en pleine ville..dur de se retrouver dans une toute petite chambre en pleine ville avec à nouveau une climatisation payante, la nuit ne sera pas terrible, mais bon, on dormira dans l'avion...on prend un repas à 15h au soda du coin de rue familial sympa et on va faire un petit tour au centre-ville (sans grand intérêt) et manger un gâteau (avec grand intérêt) pour passer le temps.

Espèces observées :

Beaucoup d’oiseaux à l’hôtel qui les attire avec des bananes sur un arbre.

1 agouti

1 basilic vert + 1 oiseau Motmot (Momotus momota)

Plusieurs anoles

2 chouettes à lunettes

Plusieurs Savacou huppé "boat-billed hérons" (cochléaires cochlearius )

Nombreuses grenouilles blue jean


Les + du voyages

Les guides très bons naturalistes et qui parlent bien anglais, la gentillesse et la bonne humeur des costaricains (pura vida), la flore exubérante, la diversité de la faune, les espèces innombrables d’oiseaux, de papillons, en nombre et en couleurs, les nombreux parcs du pays, les routes en très bon état, les indications routières très bonnes. La nourriture excellente qui ne se limite pas aux haricots et riz. Les jus de fruits à consommer sans modération.

A ne pas rater : assister à la ponte d’une tortue, très émouvant. Rendre visite à Miriam. Faire une balade nocturne au son des grenouilles. Manger du poisson.


les – du voyages

Les gros camions qui prennent toute la place dans les virages de montagne : il faut le savoir, les motos avec un drapeau rouge annoncent l'arrivée de ces camions...mais souvent un peu au dernier moment. De quoi planter un peu les freins pour éviter l'accident...

Les hôtels qui disent avoir la climatisation et qui taxe de 10 dollars la télécommande pour la climatisation, plutôt choisir des cabinas.

La lumière dure pour la photo ou le manque de lumière dans la forêt.

La chaleur et l'humidité, surtout à Tarcoles

Le transit par Miami



Merci à Béatrice pour sa précieuse contribution à l'écriture de ce blog